Bien bien bien, donc après notre périple à Brasilia, nous avons pris l'avion pour Fortaleza, une petite ville côtière (enfin, dans la mesure où 2,5 millions d'habitants, ça fait une petite ville, en fait), capitale de l'état du Ceará.

Du coup, on s'est violemment rapproché de l'équateur, ce qui nous a balancé encore une fois une grosse calotte de chaleur en sortant de l'avion (merci, encore une fois, à la clim dans l'avion).

Durant le voyage en taxi aéroport-hôtel, ce qui nous a le plus marqué, c'est la traversée des quartiers pauvres (qu'on avait pas tellement vu à Brasilia). Je ne sais pas si on peut parler de favelas, mais en tout cas c'est vraiment dur moralement de voir tout ça.

Le premier jour, en bon touristes à la rue que nous sommes, nous avons commencé par nous rapprocher de l'office du tourisme (du moins, une petite baraque sur le front de mer). Bref, ce qu'il faut savoir c'est que l'office du tourisme ne sert pas à grand chose. La jeune fille, toute seule dans sa guitoune, n'est au courant de pratiquement rien (hormis une soirée foro dans un resto assez éloigné). Sinon, on lui a demandé ce qu'on pouvait voir ou les activités à faire, et là, silence radio.

Notre séjour a essentiellement été fait de plage et de balades dans les marchés, du moins jusqu'à ce que les Tavelois nous rejoignent.

La plage, très sympa, sur laquelle nous nous sommes posés la plupart du temps est la "praia do futuro". Une plage privée (c'est plus pratique) dans laquelle on peut se poser toute la journée sans qu'on soit obligé de consommer (c'est mieux quand même, mais les serveurs ne nous pressent pas trop). Ce qui est très pratique sur cette plage, c'est que tous les parasols (tronc d'arbre et feuilles de palmier) sont équipés d'un petit coffre en bois que l'on peut fermer à clef en allant se baigner. Très utile, surtout si on veut repartir avec autant d'objets que quand on est arrivé.

Sur les plages, il faut s'attendre à être sollicité environ toutes les minutes par un vendeur de quoi que ce soit (bonbons, vêtements, crème solaire, lunettes, glaces, langoustes, crevettes, huitres, noix de cajou, fromage grillé, peintures, bijoux, objets sculptés, de tout quoi...). De quoi bouffer toute la journée pour pas très cher, mais bon, on a évité, quand même (surtout les huitres, sur la plage par 35°, trimballées par le vendeur depuis le matin dans une boite en polystyrène, sans moi, merci).

Le soleil étant très agressif, on a évité de faire la crêpe sur le sable pour rester gentiment à l'ombre. On ne sortait de là que pour aller se baigner dans les énormes vagues. Du coup, voyant les vagues et les surfeurs et bodyboardeurs, on s'est dit qu'on allait pouvoir s'y mettre un peu aussi. Ça avait l'air pas trop dur le bodyboard. Donc on a loué deux planches (5 €/h pour les deux) et on a bouffé du sable et bu la tasse pendant une heure. Nous avons roulé-boulé dans les vagues, été emportés vers le sol, tapé par terre, bu 4 litres d'écume, on s'est éclaté le bide sur les planches. Très marrant, mais on a pas recommencé.

Le soir, on peut se balader tranquillement, il suffit de ne pas porter de bijoux trop voyants. Sur le large trottoir qui borde la plage, on croise énormément de sportifs. Beaucoup de joggers, des terrains de foot, de volley, de skate, de beach-volley avec les pieds, mais aussi quelques cours collectifs, et en plein air, de fitness.
On y trouve également à manger et à boire, avec toujours les coco-verde, la guarana, mais aussi des spécialités comme la délicieuse tapioca (sorte de crêpe de manioc blanche et épaisse, avec du lait concentré sucré, c'est terrible).

Nous avons eu l'occasion de faire plusieurs restaurants. Des restaurants de crevettes ou de poissons (obligation d'en manger au Brésil), mais aussi de viande.
Certains restaurants proposent un menu Rodizio. Ça marche un peu comme un buffet, sauf que les serveurs se baladent en salle avec de grandes brochettes de viandes diverses et découpent des morceaux pour ceux qui en veulent. Pour cela, les clients ont chacun un jeton vert d'un côté et rouge de l'autre que l'on pose à côté de soi, sur la table. Si le côté rouge du jeton est visible, les serveurs passent à côté de vous sans vous proposer quoi que ce soit, si le côté vert du jeton est visible, chaque vendeur qui passe à côté de vous se propose de découper un peu de barbaque dans votre assiette. Pas très régime tout ça. Ça coute entre 15 et 20 euros par personne et la viande est délicieuse (les Picanha, ça tue, c'est tout ce que j'ai à dire).

Le dimanche, nous sommes partis à 7 pour une petite virée en buggy sur les plages de Morro Branco. De longues plages de sable humides sur lesquelles les petits buggys tracent comme des malades, suivies d'un passage par de grandes dunes de sables, pour finir au bord d'un lac paumé dans les dunes pour boire un coup (coco-verde, guarana, tout ça quoi...). Ultra dépaysant. Le long de la plage, on peut également faire un tour dans une sorte de petit canyon naturel tout en strates de sable coloré (du jaune pale au bordeaux, en passant par toutes les couleurs possibles).

Lundi soir, malheur de tous les malheurs, il a fallu prendre le taxi pour l'aéroport. Notre avion, une fois n'est pas coutume, avait deux heures de retard. Mais ça nous a permis de faire un petit tour dans la galerie marchande et, notamment, de prendre un milk-shake à l'Ovomaltine (incontournable, selon Flo, mais qu'on avait pas encore goûté). Bon, ben heureusement qu'on y avait pas goûté avant, sinon j'en aurais pris à tous les repas de ce truc là.

Bref, le Brésil, on a adoré. Il faut vraiment qu'on y retourne. La prochaine fois, je sens bien l'Amazonie et peut être aussi un petit tour par Bahia, pendant qu'on y est.

Comme pour le précédent post, les photos arrivent après.

En lien avec mon post de jeudi dernier dans lequel je n'avais placé aucune photo, voici un petit rattrapage rapide.

Ici, seulement quelques photos de Brasilia, en attendant que je fasse un lien sur un album picasa (ou autre) avec un plus grand nombre de photos.

En tout premier lieu, un petit plan simplifié de Brasilia sur lequel on distingue clairement la forme d'avion qui caractérise la forme principale de la ville et le lac artificiel.

On commence par une petite vue du pont JK (prononcez jota-ka), du nom du président Juscelino Kubitschek (prononcez comme vous pouvez), instigateur du grand projet de création de Brasilia. Ce pont enjambe le lac artificiel Paranoá. La photo est prise depuis la tour de la télévision (tout en haut de l'esplanade).















La plus-que-connue cathédrale de Brasilia (Oscar Niemeyer, bien sûr).















Une statue à côté de la cathédrale.















Les deux tours du parlement (tout en bas de l'esplanade), vues depuis la place des trois pouvoirs.




















Le musée de Brasilia (toujours situé sur l'esplanade, un peu plus haut que la cathédrale). Il propose une expo gratuite sur le travail de Niemeyer dans le monde.












































Un vendeur de coco verde devant le musée. La coco verde est une noix de coco verte dans laquelle les vendeurs balancent des coups de serpe suffisamment précis pour dégager une petite ouverture et y planter une paille. On y boit l'eau contenue dans la noix de coco. Très rafraichissant, mais perso je suis pas fan.















La tour de la télévision. On peut monter au premier étage, d'où on a une super vue sur Brasilia et notamment l'esplanade. Juste à droite de la tour, l'immeuble blanc, c'était notre hôtel.















Toujours la tour de la télévision, mais vue depuis l'hôtel. Les tentes bleues au pied de la tour sont, en fait, un petit marché où l'on peut acheter un peu tout, du souvenir de base au meuble pour salle à manger en passant par des hamacs, des fringues, des sacs, des instruments de musique, de la bouffe, etc...















Vue depuis notre petit balcon de l'hôtel. Le soleil se couchant très tôt, cette photo a dû être prise vers 17h30 je pense.















Encore un coucher de soleil, mais un peu plus tôt (peut-être vers 17h00).











Toujours depuis notre balcon, la terre rouge mise au jour par des travaux.















Le soir du mariage, une petite vue rapide du lac et des lumières de Brasilia.















Vue de l'esplanade la nuit. On distingue les deux tours du parlement au fond à gauche et, pour les yeux plus avertis, en allant un peu plus à droite, on voit le pont JK et, juste en dessous la cathédrale et le musée.















Et une petite dernière avec, la même vue, de nuit, mais zoomée et avec un temps de pause différent. On distingue, cette fois ci, bien mieux les deux tours du parlement, le pont JK, la cathédrale et le musée.

Je finirai le récit du voyage au Braziou un peu plus tard. Pour l'instant, je ne suis pas super en avance sur une livraison que je dois faire à un client.

Je voulais juste poster cette vidéo (pas récente du tout, mais c'est comme ça et pis c'est tout). Pas d'image, juste le son d'un mec qui s'est enregistré lorsqu'un télévendeur a appelé chez lui. Vengeaaaance ! Merci Tom Mabe.

Pratiquement un mois après le dernier post, je tente un retour discretos.

Plusieurs petites choses quand même depuis le 24 avril. En premier, forcément, notre voyage au Brésil pour le mariage de notre Tavelo-brésilien national et de sa Brasilio-dijonnaise.
Nous sommes donc partis le 30 avril pour Lyon. On s'est pris un petit hôtel Première Classe à côté de l'aéroport, histoire de ne pas être trop à la bourre pour le vol du matin qui suivait. Le vol Lyon-Lisbonne s'est passé tout à fait normalement, un vol européen standard, dans un petit Airbus de base.

J'attendais surtout de voir la tronche de l'avion qui allait nous faire traverser l'Atlantique. Flo avait eu un bel avion flambant neuf, mais avec son cul bordé de nouilles légendaire, je pensais qu'il n'y avait que lui pour avoir cette chance. Mais en fait, non, on l'a eu aussi cet avion. Bonne surprise. Le vol s'est plutôt bien passé (peu de turbulence, à boire, à manger et tout le bordel), mais le souci principal était qu'il n'y avait aucun film en français (même sous-titré). Il n'y avait que du portugais (forcément), de l'anglais et de l'italien (pourquoi de l'italien ? Mystère).

La dizaine d'heures de vol est donc passée bien lentement. Je me suis quand même tapé un petit bee movie en anglais (bien plus facile à comprendre qu'un Juno par exemple), mais globalement on s'est bien emmerdé. Ce qui était cool, en revanche, c'est le peu de passagers dans l'avion, qui nous a permis de nous allonger sur des banquettes de 4 pour pioncer un peu.

Bon, bref, tout ça pour dire qu'on est bien arrivé à Brasilia le 1er mai. Le comité d'accueil nous attendait patiemment (malgré le retard de l'avion). Comme d'hab quand on sort d'un aéroport quand il fait chaud, on se prend une vague de chaleur dans le pif et on prie pour ne pas tomber illico malade. Ce que je ne comprends pas, c'est que dans les avions et dans les aéroports, ils se bornent à claquer des fortunes en climatisation avec comme résultats
- des avions dans lesquels on se les gèle pendant 10 heures et où on est obligé de prendre des couvertures pour se protéger.
- une amplitude de température de 15-20 degrés qui te calme bien quand tu arrives en extérieur.

Quoi qu'il en soit, nous sommes bien arrivés à Brasilia. Heureux et motivés pour notre séjour. Brasilia est une ville assez étrange et très intéressante, surtout au niveau architectural. La ville est très récente (elle fête ses 50 ans dans 2 ans, on voit des compteurs qui égrainent les jours dans certains endroits de la ville) et les réalisations de Niemeyer sont à peu près toutes au même endroit. Ce qui fait qu'on peut facilement les visiter en un petit tour de taxi sur l'esplanade. Nous avons d'ailleurs trouvé un taxi très sympa qui nous a emmené faire le tour de l'esplanade (la cathédrale, les ministères, le congrès, etc...).

D'ailleurs, ce qui m'a étonné au Brésil c'est que les taxis n'ont pas grand chose à voir avec les taxis français. On en trouve très facilement à la sortie des hôtels, ils sont plutôt sympas même avec les étrangers, on ne s'est pas fait balader pour faire grimper le compteur, ils acceptent de vous prendre en charge même quand vous n'allez pas très loin. Le chauffeur de taxi que nous avons trouvé à Brasilia (un certain Adonis) nous a donc promenés autour de l'esplanade en faisant des arrêts au pied des monuments, et en attendant sagement que nous ayons finis les visites et les photos. Le plus fort c'est qu'il éteignait le compteur pendant qu'il ne roulait pas, hallucinant.

L'hôtel était carrément bien (merci Flo !) et le petit déj copieux. Juste en face de notre hôtel, on voyait la tour de la télévision (une antenne, quoi) en haut de laquelle on peut monter (enfin, pas tout en haut, au milieu à peu près) et qui offre une belle vue sur l'esplanade (encore elle). En bas, il y avait quelques travaux et les pelleteuses, en creusant, charriaient une terre rouge qui contrastait terriblement bien avec le vert de l'herbe et des arbres.

Je n'ai pour l'instant aucune photo à mettre, mais ça ne va pas tarder. J'en mettrai à l'occasion du prochain post (car c'est pas fini, eh ben nan).

A suivre, donc.

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