Voyage au Brésil - 2ème partie

Bien bien bien, donc après notre périple à Brasilia, nous avons pris l'avion pour Fortaleza, une petite ville côtière (enfin, dans la mesure où 2,5 millions d'habitants, ça fait une petite ville, en fait), capitale de l'état du Ceará.

Du coup, on s'est violemment rapproché de l'équateur, ce qui nous a balancé encore une fois une grosse calotte de chaleur en sortant de l'avion (merci, encore une fois, à la clim dans l'avion).

Durant le voyage en taxi aéroport-hôtel, ce qui nous a le plus marqué, c'est la traversée des quartiers pauvres (qu'on avait pas tellement vu à Brasilia). Je ne sais pas si on peut parler de favelas, mais en tout cas c'est vraiment dur moralement de voir tout ça.

Le premier jour, en bon touristes à la rue que nous sommes, nous avons commencé par nous rapprocher de l'office du tourisme (du moins, une petite baraque sur le front de mer). Bref, ce qu'il faut savoir c'est que l'office du tourisme ne sert pas à grand chose. La jeune fille, toute seule dans sa guitoune, n'est au courant de pratiquement rien (hormis une soirée foro dans un resto assez éloigné). Sinon, on lui a demandé ce qu'on pouvait voir ou les activités à faire, et là, silence radio.

Notre séjour a essentiellement été fait de plage et de balades dans les marchés, du moins jusqu'à ce que les Tavelois nous rejoignent.

La plage, très sympa, sur laquelle nous nous sommes posés la plupart du temps est la "praia do futuro". Une plage privée (c'est plus pratique) dans laquelle on peut se poser toute la journée sans qu'on soit obligé de consommer (c'est mieux quand même, mais les serveurs ne nous pressent pas trop). Ce qui est très pratique sur cette plage, c'est que tous les parasols (tronc d'arbre et feuilles de palmier) sont équipés d'un petit coffre en bois que l'on peut fermer à clef en allant se baigner. Très utile, surtout si on veut repartir avec autant d'objets que quand on est arrivé.

Sur les plages, il faut s'attendre à être sollicité environ toutes les minutes par un vendeur de quoi que ce soit (bonbons, vêtements, crème solaire, lunettes, glaces, langoustes, crevettes, huitres, noix de cajou, fromage grillé, peintures, bijoux, objets sculptés, de tout quoi...). De quoi bouffer toute la journée pour pas très cher, mais bon, on a évité, quand même (surtout les huitres, sur la plage par 35°, trimballées par le vendeur depuis le matin dans une boite en polystyrène, sans moi, merci).

Le soleil étant très agressif, on a évité de faire la crêpe sur le sable pour rester gentiment à l'ombre. On ne sortait de là que pour aller se baigner dans les énormes vagues. Du coup, voyant les vagues et les surfeurs et bodyboardeurs, on s'est dit qu'on allait pouvoir s'y mettre un peu aussi. Ça avait l'air pas trop dur le bodyboard. Donc on a loué deux planches (5 €/h pour les deux) et on a bouffé du sable et bu la tasse pendant une heure. Nous avons roulé-boulé dans les vagues, été emportés vers le sol, tapé par terre, bu 4 litres d'écume, on s'est éclaté le bide sur les planches. Très marrant, mais on a pas recommencé.

Le soir, on peut se balader tranquillement, il suffit de ne pas porter de bijoux trop voyants. Sur le large trottoir qui borde la plage, on croise énormément de sportifs. Beaucoup de joggers, des terrains de foot, de volley, de skate, de beach-volley avec les pieds, mais aussi quelques cours collectifs, et en plein air, de fitness.
On y trouve également à manger et à boire, avec toujours les coco-verde, la guarana, mais aussi des spécialités comme la délicieuse tapioca (sorte de crêpe de manioc blanche et épaisse, avec du lait concentré sucré, c'est terrible).

Nous avons eu l'occasion de faire plusieurs restaurants. Des restaurants de crevettes ou de poissons (obligation d'en manger au Brésil), mais aussi de viande.
Certains restaurants proposent un menu Rodizio. Ça marche un peu comme un buffet, sauf que les serveurs se baladent en salle avec de grandes brochettes de viandes diverses et découpent des morceaux pour ceux qui en veulent. Pour cela, les clients ont chacun un jeton vert d'un côté et rouge de l'autre que l'on pose à côté de soi, sur la table. Si le côté rouge du jeton est visible, les serveurs passent à côté de vous sans vous proposer quoi que ce soit, si le côté vert du jeton est visible, chaque vendeur qui passe à côté de vous se propose de découper un peu de barbaque dans votre assiette. Pas très régime tout ça. Ça coute entre 15 et 20 euros par personne et la viande est délicieuse (les Picanha, ça tue, c'est tout ce que j'ai à dire).

Le dimanche, nous sommes partis à 7 pour une petite virée en buggy sur les plages de Morro Branco. De longues plages de sable humides sur lesquelles les petits buggys tracent comme des malades, suivies d'un passage par de grandes dunes de sables, pour finir au bord d'un lac paumé dans les dunes pour boire un coup (coco-verde, guarana, tout ça quoi...). Ultra dépaysant. Le long de la plage, on peut également faire un tour dans une sorte de petit canyon naturel tout en strates de sable coloré (du jaune pale au bordeaux, en passant par toutes les couleurs possibles).

Lundi soir, malheur de tous les malheurs, il a fallu prendre le taxi pour l'aéroport. Notre avion, une fois n'est pas coutume, avait deux heures de retard. Mais ça nous a permis de faire un petit tour dans la galerie marchande et, notamment, de prendre un milk-shake à l'Ovomaltine (incontournable, selon Flo, mais qu'on avait pas encore goûté). Bon, ben heureusement qu'on y avait pas goûté avant, sinon j'en aurais pris à tous les repas de ce truc là.

Bref, le Brésil, on a adoré. Il faut vraiment qu'on y retourne. La prochaine fois, je sens bien l'Amazonie et peut être aussi un petit tour par Bahia, pendant qu'on y est.

Comme pour le précédent post, les photos arrivent après.

1 Comment:

  1. Anonyme said...
    J'adore te lire...encore...encore...encore !

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